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Manuscrit de Camille Bryen, vers 1950 Hépérile 21,2 x 27,8 cm FF 807/1 |
Tapuscrit de Camille Bryen, vers 1950 Hépérile 21,9 x 30,4 cm FF 807/2 |
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Hépérile et Hépérile éclaté
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Raymond Hains et Jacques Mahé de la Villeglé Hépérile éclaté, 1953 Camille Bryen |
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Deux types de bandeaux utilisés pour la couverture
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Tracts annonçant la parution d'Hépérile éclaté
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Manuscrit de Camille Bryen (1953) Préface du tract annonçant la parution d'Hépérile éclaté 22,1 x 27,9 cm FF 808 |
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Textes sur l'historique d'Hépérile éclaté |
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"Le 30 juin 1948, s'ouvre, au premier étage de la galerie Colette Allendy, rue de l'Assomption, à Paris, la première exposition des 'Photographies Hypnagoniques' de Raymond Hains. A cette occasion, il rencontre Camille Bryen qui expose des oeuvres abstraites au rez-de-chausée." Extrait du texte de ... in cat. Raymond Hains : du grand Louvre aux 3 Cartier, Fondation Cartier pour l'art contemporain, 2 septembre 1994 au 15 février 1995, p. 147. "La galerie Colette Allendy, qui est [...] le lieu où se côyoient les protagonistes de cette scène parisienne, accueille en juin 1948 les photographies 'déformées' du jeune Raymond Hains. Cest dans ce contexte, encore marqué par l'Exposition Internationale du Surréalisme de 1947, que Raymond Hains pénètre dans l'univers poétique et visuel de Camille Bryen qui présente au même moment, dans le même lieu, dans le cadre d'une exposition sur les tapisseries et broderies abstraites, une oeuvre intitulée Broderie du Feu." Extrait du texte de Caroline Cros, "L'Abécédaire de Raymond Hains", in Raymond Hains : Oeuvres récentes, Nice : MAMAC, 22 juin au 10 septembre 2000, p. 19.
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"Lorsque je faisais mes premières photos en 1946, j'imaginais un rapport possible entre ces photos et une préface en lettres déformées. J'avais l'intention d'écrire un texte moi-même ou d'en demander un à Charles Estienne. [...] Cela ne s'est jamais fait. Mais j'ai rencontré Camille Bryen chez Colette Allendy en 1948 à la suite de mon exposition Photographies Hypnagoniques ; je lui avais offert son nom en lettres déformées comme je le fis à Villeglé, à Goetz et à quelques autres. C'est à ce moment là que Bryen m'a proposé de déformer son petit poème Hépérile. On en a parlé pendant au moins deux ans. Bryen voulait devenir un poète volontairement illisible. Dans sa préface à Hépérile éclaté, il écrit "Vive le courant d'air de l'illisible, de l'inintelligible, de l'ouvert." Mais d'un autre côté, ce qui m'intéressait c'était aussi bien le lisible que l'illisible." Extrait de l'entretien de Christian Schlatter avec Raymond Hains, in Poésure et Peintrie : d'un art l'autre, Marseille : Centre de le Vieille Charité, 12 février au 23 mai 1993, Marseille : Réunion des Musées Nationaux, 1993, p. 270 |
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"Par goût du graphisme, [Raymond Hains] utilise, à partir de 1950, ses verres cannelés pour déformer les noms de ses amis Goetz, Vitali, Villeglé et Bryen et créer ainsi des lettres éclatées ou 'ultra-lettres'. Hépérile, l'un des euls poèmes phonétiques de Camille Bryen, éclaté en ultra-lettres en 1953, devient ainsi le 'premier poème à dé-lire'. Imprimé en noir sur blanc, le texte, dont le sens original est abstrait par les déformations des lettres devient un objet esthétique. Dans le tract qui accompagne le poème, Raymond Hains écrit : "Par une démarche analogue, il est possible de faire éclater la parole en ultra-mots qu'aucune bouche humaine ne saurait dire". Extrait du texte de ... in cat. Raymond Hains : du grand Louvre aux 3 Cartier, Fondation Cartier pour l'art contemporain, 2 septembre 1994 au 15 février 1995, p. 146.
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"Je connaissais Hains depuis de longues années, lorsqu'il a commencé l'aventure de Hépérile éclaté. Cétait une chose qui s'est faite très lentement parceque c'était un homme assez secret et qu'il avait inventé l'hypnagogoscope, qui était une machine caractérisée par le fait qu'elle ne pouvait fonctionner que si on redessinait après ce qu'elle avait fait. En dernier ressort, on en voyait peut-être pas beaucoup l'utilité mais enfin elle fonctionnait comme cela. Il y a eu alors de longs conciliabules et au bout d'un certain temps, Villeglé et Hains m'ont demandé si je voulais bien laisser éclater Hépérile. Ce livre avait déjà une vie mythique dans ce milieu : c'était un tout petit livre tiré à très peu d'exemplaires qui je donnais parfois à des gens qui le perdaient parce qu'il était tout petit. La légende dit même que Pierre Loeb, qui fut mon marchand, en avait donné un comme ticket d'autobus. Le fait de passer à l'hynagogoscope m'intéressait naturellement pour une raison que j'avais donné dans le petit tract du livre, c'est que j'avais un compte d plus en plus précis à régler avec le langage réfléchi dans son côté informatique. Entretien de Daniel Abadie avec Camille Bryen daté du 30 mars 1976, in Raymond Hains et la photographie, Paris : CNAC, Musée d'Art Moderne, 20 mai au 5 juillet 1976 (repr. in Raymond Hains, Barcelone : MACBA, 1er octobre au 15 décembre 1999, Porto : Museu de Arte Contemporanea de Serralves, 15 janvier au 26 mars 2000, p. 37) |
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"Dés 1950, j'ai travaillé avec Raymond Hains sur les Lettres éclatées. On devait faire le bottin éclaté ; on faisait éclater des noms de peintres, par exemple, Henri Goetz. On parlait de tout cela avec Bryen et c'est lui qui a créé l'enthousiasme. On a pris rendez-vous avec Bryen, le 1er mai 1952. On est allé au défilé du 1er mai à la Bastille, et ensuite chez Bryen. Je crois que Michel Tapié en sortait quand nous sommes arrivés. On a dit à Bryen de nous donner un texte. Il a dit : "j'ai un livre parfait". Là il a été malin, il devait connaître la paresse de Hains. On est parti avec le petit livre de Hépérile ; et puis on a commencé à faire des éclatements. Il y a plein de photos de déformations. Comme à l'époque il n'y avait pas le matériel voulu, il fallait tout retranscrire par le dessin. C'est ce dont je me suis chargé, mais n'importe qui pouvait le faire, c'était un travail purement artisanal. Moi, pour Hépérile, je n'ai rien fait. Tout est de l'invention de Hains. Je me suis approprié en partie le travail parce que je le trouvais magnifique. On a fait beaucoup d'essais auparavant. Le premier éclatement, c'est un texte sur la Vénus de Quinipili, en Bretagne, qui tous les six mois est jetée au fond d'un lac. C'était un livre de je ne sais plus quel Breton du XIXème siècle, achetée à la librairie de Bretagne, le premier texte que l'on a fait faire typographiquement. Ce fut chez Victor Michel pour voir ce que cela donnait. Pour faire des clichés au trait, ce n'était pas la peine de se payer Victor Michel. La maquette du livre était impeccable, on ne pouvait pas se tromper, et pourtant la mise en page de la première édition était ratée. On voulait une couverture moutarde, il avait aussi ratée la couleur qui faisait caca d'oie. Comme ce n'était pas possible, l'imprimeur a tout repassé en noir. Des éclatements passaient d'une page à l'autre et, dès le début d'Hépérile, il y avait un clou. On ne savait pas que dire à un imprimeur qu'il y a un clou c'était la pire des insultes, car il n'y a que les apprentis qui laissent paraître un clou. Le cliché au trait, c'était une plaque de zinc clouée aux quatre coins. L'ouvrier na pas vu qu'un clou était donc mal enfoncé et simprimait sur le livre. Cétait formidable, c'était la première que l'on parlait du clou, symbole de l'appropriation, dans l'oeuvre de Hains. Finalement, il y a eu une transaction avec l'imprimeur. Il nous a dit : "je vais vous refaire un autre livre à trois cent exemplaires." Là, on a choisit une couverture grise, sur un papier plus épais. On a sorti ça le 19 juin 1953, à l'occasion d'une exposition de Bryen chez Colette Allendy. On est arrivé avec dix livres le jour du vernissage. Il y a eu douze livres vendus en un an. Dans "Art d'Aujourd'hui" est paru un article avec une reproduction, écrit par un ami de Bryen ; c'est tout pour le côté sérieux du journalisme. Les Georges Ravon et autres compères de la Presse ne manquèrent pas l'occasion pour faire rire" Entretien de Daniel Abadie avec Jacques de la Villeglé daté du 3 mars 1976, in Raymond Hains et la photographie, Paris : CNAC, Musée d'Art Moderne, 20 mai au 5 juillet 1976 (repr. in Raymond Hains, Barcelone : MACBA, 1er octobre au 15 décembre 1999, Porto : Museu de Arte Contemporanea de Serralves, 15 janvier au 26 mars 2000, p. 36) |
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Camille Bryen et ses deux oiseaux,
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"Mais quel est le rôle de Camille Bryen dans Hépérile éclaté ? Extrait de l'entretien de Jacques Donguy avec Raymond Hains "L'Oeil photographique", in Bernard Blistène, Une Histoire de l'Art au XXème siècle, Paris : Beaux-Arts Magazine, Centre Georges Pompidou, s.l., s.d., p. 123.
"En 1952, [avec un] verre cannelé, Raymond Hains fait éclater la typographie du poème de Camille Bryen, Hépérile. Hépérile éclaté est un pur tableau abstrait sans début ni fin. Raymond Hains s'en explique lui-même : "Après avoir recherché une sorte de dépaysement surréaliste, soit en partant d'objets répétés par des jeux de miroirs ou par des prismes, soit en faisant des surimpressions, des solarisations ou des déformations - toujours par des moyensspécifiquement photographiques - j'ai été amené à ce qu'il est convenu d'appeler l'abstraction, c'est-à-dire faire abstraction du sujet". Fasciné dans le cas de Pénélope et d'Hépérile éclaté, comme il l'avait été devant les affiches déchiréees, par l'émergence de formes abstraites imprévues [...] Raymond Hains se confie à l'oeil technologique et aléatoire de son appareil et, ce faisant, invalide tour à tour l'identité de l'objet photographié - ce qu'il nomme le sujet -, de son histoire - en particulier dans le cas du film qui en dessinerait le mouvement -, et, finalement de cet autre sujet, le sujet supposé savoir, l'artiste." Extrait de Guy Tortosa, "Raymond l'abstrait", in cat. Raymond Hains, Poitiers : Musée Sainte-Croix, 13 avril au 12 juin 1989, Angoulême : FRAC Poitou-Charentes, 13 avril au 23 mai 1989,
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Articles de presse sur la parution d'Hépérile éclaté
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"Lettrisme sans lettres" |
Georges Ravon "La poésie qui fait bang!" |
J.C., "Dé-lire" |
"Une vraie plaquette"
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J.-F. B. "Le Poème éclaté" |
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L. S.-M. "Poèmes éclatés ou les nouveautés de la saison" |
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Henri Rochon, "La Montée d'Hépérile"
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Henri Rochon, "La Montée d'Hépérile" |
G.B., "Zwecklos und unlesbar" |
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Hépérile, huile sur toile de Camille Bryen
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Camille Bryen Hépérile 1951, huile sur toile, 146 x 97 cm
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| Camille Bryen Poème-objet éclaté 1956, aquarelle et encre de Chine, 54 x 56 cm,
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L'Aventure d'Hépérile
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Bryen éclaté, exposition au Musée des Beaux-Arts de Nantes, 1981
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Affiche de l'exposition "Bryen éclaté"
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Couverture du catalogue d'exposition "Bryen éclaté" |
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Hépérile éclaté : sérigraphies de Raymond Hains
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Hépérile éclaté vers 1989, sérigraphie sur phorex, 3 panneaux de 128 x 100 cm
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Hépérile éclaté Paris : Coll. Galerie de Paris |
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Oeuvres de Hains en rapport avec Bryen | ||||
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Raymond Hains L'Ouvre-Boîte en valise cibachrome sur aluminium, 120 x 148 cm
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Sans titre (Le Voyage à Londres, Bryen-Langley) 1998, impression photographique sur adhésif collé sur bâche, | |||
"J'ai pensé à l'Ouvre-Boîte qui est un livre de Bryen, à la Boîte-en-valise de Duchamp, la valise de Tinguely et de Pontus Hulten (il y a aussi les mots-valise), c'est donc une sorte d'ouvre-boîte puisqu'il s'agissait de classer toutes ces notes, tous ces livres." Citation de Raymond Hains in Raymond Hains, Barcelone : MACBA, 1er octobre au 15 décembre 1999, Porto : Museu de Arte Contemporanea de Serralves, 15 janvier au 26 mars 2000, p. 119. | ||||
Page 126 du catalogue d'exposition
Raymond Hains :
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